Stylé·e comme jamais

Ah ! quel dommage qu'un soleil radieux  n'eût pas illuminé la journée Stylé·e comme jamais organisée par Océan ! L'humeur des participant·es elle, s'affichait au beau fixe, chaleureuse et rigolarde.

 

Elles et ils étaient bien installé·es, les vendeuses et vendeurs, sur l'espace vert face à la Cafète, dont une partie deviendra son jardin cet été. Un "vide-grenier" digne de ce nom, où pour quelques centimes d'euros, on pouvait acquérir les chaussures qui vous manquaient ou la nouvelle nappe qui viendrait encombrer votre armoire. En bas, sur la rue du Drac débarrassée des voitures, s'étaient ouverts des stands où s'initier ou se perfectionner aux arts du recyclage et du bien manger.

Les éducateur·trices de l'ADPS, rue du Gers, montraient comment entretenir et en cas de malheur, réparer son vélo, comme elles/ils le font régulièrement auprès des jeunes. Regarts aiguisait la gourmandise avec sa machine à fabriquer des pop corns, traditionnellement, à partir de grains de maïs. L'Épicerie communautaire proposait des jeux pour tester, améliorer ses connaissances en fruits et légumes, avec des produits glanés sur un marché de Saint-Herblain. Rapi avait joliment présenté ses pâtisseries orientales et ses feuilletés salés. Océan rappelait l'existence de son petit marché bio, pas cher, pas contraignant, avec des végétaux cultivés par des personnes en réinsertion. Juste à côté, le restaurant du Carré des services donnait des exemples des délices qu'on peut confectionner avec. Il s'agit aussi d'une entreprise de réinsertion, comme Envies, qui promouvait ses réparations d'appareils ménagers déclarés obsolètes, revendus à des prix abordables. Avec l'atelier Arlène et Océan, place à l'exercice de la dextérité. Il s'agissait de fabriquer des tawashi. Késaco ? Des "lapettes" japonaises, faites en tissant des chaussettes étirées sur des métiers exprès conçus. Amusant et efficace. Et tout cela rythmé par les gospels de la chanteuse Nathalie Yalintoungou - merci à elle d'avoir remplacé le soleil.

La Cafète  resta ouverte durant toute la manifestation, un refuge pour celles qui voulaient essayer des vêtements, ou satisfaire un besoin naturel, un véritable exploit pour les femmes dans l'espace urbain. On pouvait y regarder l'exposition "Je suis jeune, donc je créé", découvrir ainsi les fidèles de Style Alpaga au cœur de leurs activités ou revivre en pensée de sympathiques moments. Une série de livres empruntés à la médiathèque Lisa Bresner permettaient de mieux se documenter sur les thèmes à l'honneur lors de Stylé·e comme jamais : récupération, recyclage, bricolage, attention portée à la nature et à ses généreux cadeaux… Une jeune fille expérimenta les jeux de cartes féministes laissés à disposition. Les tables et les chaises de la terrasse servirent pour une petite pause ou déguster les spécialités proposées aux stands, bien qu'au fil de la journée, beaucoup préférèrent trouver un peu de chaleur à l'intérieur.